Une nouvelle vague de chaleur va s’abattre sur la Suisse romande, marquant le début d’un épisode caniculaire notable, confirme l’actualité de cette semaine. Les températures devraient dépasser les 35 degrés, exposant à nouveau le pays à des risques sanitaires aigus.
C’est la deuxième vague en moins d’un mois. Entre le 22 et le 28 juin, 1278 décès de plus de 65 ans ont été recensés, soit 175 de plus que prévu. Des chiffres qui parlent : la canicule tue, et elle frappe d’abord les plus vulnérables.
Plusieurs régions romandes sont en alerte canicule. Face à cette menace récurrente, les autorités sanitaires et territoriales doivent se demander si les mesures actuelles suffisent vraiment à protéger la population.
L’inégalité face aux îlots de chaleur
La santé n’est qu’un aspect du problème. Lors des vagues de chaleur estivales, la température dans les centres-villes reste étouffante, parfois supérieure de plusieurs degrés à celle des zones rurales. Ce phénomène d’îlot de chaleur urbain pose des défis particuliers aux villes suisses. Les habitants des quartiers denses, souvent plus modestes et avec moins d’accès aux espaces verts, subissent des conditions extrêmes tandis que d’autres jouissent de résidences climatisées ou de maisons entourées de jardins.
Une tendance qui s’intensifie
La vague de chaleur bat des records historiques à toutes les altitudes, du Plateau aux sommets alpins. Un nouvel anticyclone pourrait frapper la Suisse dès la semaine prochaine. Ce que nous voyons n’est plus une anomalie estivale isolée : c’est une tendance inquiétante qui se répète et s’intensifie.
Les plans d’action cantonaux existent, mais leur efficacité dépend de la volonté politique d’investir dans la prévention : création de zones de rafraîchissement public accessible 24h/24, aide pour équiper les EMS de climatisation, formation du personnel soignant aux risques de chaleur extrême. Avec la deuxième vague de canicule, les établissements médico-sociaux sont contraints de s’adapter, un signe que le système réagit plutôt qu’il ne prévient.
La question climatique devient ici une urgence de santé publique immédiate. Chaque été qui passe pose la même question : la Suisse romande construira-t-elle une vraie résilience face aux vagues de chaleur, ou continuerons-nous à gérer les crises au coup par coup ?